Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 18:44
L'histoire commune de Claude Berri et de Milos Forman commence en 1968. A l'époque Forman avait des difficultés avec son producteur italien de l'époque qui exigeait le remboursement des frais engagés pour son film "Au feu les pompiers", prétextant que la durée du film était de deux minutes inférieures à ce que le contrat prévoyait. Jugé responsable par le politburo tchèque, Forman risquait dix ans de prison pour "préjudice moral fait à la nation et sabotage de l'économie socialiste"!. Ce sont ses amis français, Claude Berri et François Truffaut qui le sauveront de ce fort mauvais pas en rachetant à Carlo Ponti l'intégralité des droits du film. Il n'a pas un rond, mais sûr du talent du jeune cinéaste tchèque, il achète Au feu les pompiers et négocie sa sortie. Accompagnant Forman à Prague, Berri pense en son for intérieur : "Son prochain producteur ne sera pas Lelouch mais moi." La passion avec laquelle il s'acharne à aider Milos Forman est un bel exemple de sa ténacité. Au moment du printemps de Prague et de l'écrasement de la révolte tchécoslovaque par les troupes du pacte de Varsovie, Claude Berri n'hésite pas. Il emprunte la voiture de François Truffaut et se rend à Prague récupérer Forman et sa famille. Par la suite Claude Berri produira le Valmont de Milos Forman en 2005.
Par Christophe
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Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /Jan /2009 13:50
Un film tchèque sur les écrans français: pas si courant. Chronique du Monde sur Moi qui ai servi le roi d'Angleterre.

iri Menzel est l'une des grandes figures du cinéma tchèque des années 1960, celui de l'éclosion de Milos Forman, Ivan Passer, Jan Nemec. Sélectionné au Festival de Cannes en 1968, son film Trains étroitement surveillés ne pût y être projeté, victime des évènements. Son nom est lié à celui du grand romancier Bohumil Hrabal, dont il adapta plusieurs textes, y compris ces Trains... : les deux créateurs partagent la même vision tragi-comique de la vie, le même goût du anti-héros. Muselé par la censure après la normalisation des années 1970, il a pu, avec sa compatriote Vera Chytilova, sortir de la quarantaine politique en signant des comédies ironiques. Il obtient le Prix spécial du jury à Venise en 1980 pour La Chevelure sacrifiée, concourt aux Oscars en 1986 pour Mon cher petit village, se voit décerner l'Ours d'or à Berlin en 1990 pour Alouettes, le fil à la patte, film qu'il avait tourné en 1969 et que les communistes avaient mis au placard, prenant ombrage de sa dénonciation de la vraie nature de la "démocratie populaire".

C'est encore une fois à partir d'un texte de Hrabal (réédité chez Robert Laffont) qu'il a signé ce film, gros succès dans son pays et choisi par les autorités pour le représenter aux Oscars en 2007. Il s'agit d'une évocation caustique de l'ascension sociale, puis du déclin, d'un jeune garçon de café obsédé par son rêve de devenir millionnaire. Le film commence lorsque cet homme vieilli sort de quinze ans d'internement par les communistes. Et raconte en flash back la vie du petit arriviste candide, complexé mais arriviste, amoral et sans conscience politique. Empruntant les effets artistiques du cinéma muet, puis alternant saynètes parodiques et envolées poétiques avec essaims de belles filles nues, Menzel subvertit la morale sociale en faisant mine de dépeindre au premier degré un comportement irresponsable. Tout en moquant ses compatriotes qui sont prêts à se mettre à quatre pattes pour glaner quelques sous, le narrateur chaplinesque dépeint son apprentissage de la débrouillardise malhonnête, fait l'apologie de l'opportunisme sans scrupules, gravit les échelons de la fortune en pactisant avec des prostituées, avant d'être décoré par l'empereur d'Ethiopie, de courtiser une occupante allemande qu'il épouse et qui décide de faire fortune en raflant des timbres de collection dans les appartements de juifs déportés.


Moi qui ai servi le roi d'Angleterre est une fresque acide où tout réussit au nabot qui profite du malheur des autres. Le film dépeint comme un morceau de bravoure d'opérette la sélection de belles tchèques blondes destinées à être engrossées par des soldats allemands et servir de mères porteuses d'enfants au sang aryen. Résolument déterminé à souligner le ridicule des puissants guettés par le balancier de l'Histoire, à ridiculiser l'inconscience des riches et à peindre l'absurde des changements de régimes, Menzel filme ces épisodes comme des coups de théâtre burlesques et laisse le spectateur juge de l'inhumanité de son (faux) porte-parole, être sans sentiment, sans notion du bien et du mal. Dérangeante, sa démonstration est peut-être un rien datée dans sa facture.

Source: Jean-Luc Douin, Le Monde, 7/5/2008
Par Christophe
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Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /Oct /2008 09:50
Le port, la gare et le pont d'Austerlitz célèbrent la bataille reine de Napoléon Ier qui eut lieu en décembre 1805 près de Brno en République tchèque.

Deux équipes d’architectes ont été retenues pour rénover les bâtiments du port d’Austerlitz. Situés en plein cœur de Paris, ces projets sont les derniers en date du Port autonome de Paris qui souhaite moderniser l’ensemble des berges de la capitale.

Ce qui ne peut que contribuer à redorer l'image de marque d'Austerlitz à Paris!


Par Christophe
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